Il y a plus de 2 genres!

Notre monde évolue et les jeunes générations montrent la voie de l’inclusion et de la découverte de soi. Selon Harvard Business Review, 25 % des membres de la génération Z dans le monde ont déclaré avoir changé ou s’attendent de changer leur identité sexuelle au moins une fois dans leur vie. Ils sont trois fois plus susceptibles de s’identifier comme non binaires* que les personnes plus âgées. Ils entrent aussi tout juste sur le marché du travail, et plus que probablement dans votre organisation.

Alors, que voulons-nous dire quand nous parlons de changements d’identité sexuelle? Beauco up d’entre nous ont grandi en croyant qu’il y avait deux sexes : homme et femme. En réalité, il y en a des dizaines. Les gens ont trouvé leur place et leur identité dans tous les genres, de l’homme à la femme, et se sont retrouvés complètement en dehors de ce spectre. Certaines personnes passeront de l’homme à la femme (ou vice-versa) de façon permanente à un moment donné de leur vie, d’autres s’identifieront à un genre fluide*, d’autres encore ne s’identifieront pas du tout à un genre et se considéreront comme des personnes agenres*.

Pourquoi devrions-nous nous en soucier ?

Selon Statistique Canada, 69,4 % des personnes transgenres* ont vécu des comportements inappropriés dans leur lieu de travail au cours des 12 derniers mois, contre 22,5 % des personnes cisgenres* (celles dont l’identité sexuelle correspond au sexe qui leur a été attribué à la naissance). Ces comportements peuvent être des blagues sexuelles inappropriées, des contacts physiques non désirés, des suggestions selon lesquelles l’employé n’agit pas comme un “homme ou une femme” est censé agir.

Un employé transgenre ou non binaire sur quatre a été forcé d’utiliser les mauvaises toilettes ou a été exposé sans consentement au travail.

Que pouvons-nous faire ?

Voici quelques exemples de ce que nous pouvons faire en tant que responsables et équipes des RH pour promouvoir l’inclusion des genres dans nos organisations.

  1. Salles de bain – de nombreuses organisations n’ont pas de salles de bain à plusieurs cabines et pourtant, elles continuent à mettre en place des différenciateurs hommes/femmes sur la porte. Laissez tomber les icônes et laissez les gens aller dans l’une ou l’autre des toilettes.
  2. Pronoms – commencez par identifier vos propres pronoms lorsque vous vous présentez aux gens. Quelque chose d’aussi simple que “Je suis Suzie, et mon pronom est Elle ”. Le fait que cela devienne une seconde nature encourage les gens à faire la même chose. Cela permet également aux employés (ou aux candidats) de fournir leurs pronoms préférés, afin d’éviter de devoir éventuellement vous corriger. L’ajout de ces pronoms à votre profil LinkedIn et à votre signature de courrier électronique est également un bon début.
  3. Permettre aux employés de s’auto-identifier – À quoi ressemblent vos formulaires d’embauche? Disposez-vous d’une option de libre-service dans votre SIRH ? Assurez-vous que ces options vont au-delà de l’homme et de la femme. HRWize vous permet d’ajouter un nombre infini de genre parmi lesquelles les employés peuvent choisir. (Facebook en a 71 !)
  4. Utilisez le bon nom ! – Certains employés ne peuvent pas faire changer leur nom légal. Bien que ce nom figure toujours sur les documents, il serait consideré leur morinom*. Nous comprenons que les documents de paie de Janet peuvent se présenter sous le nom de Ian. Mais partout ailleurs dans l’organisation – dans votre SIRH, sur votre organigramme, sur l’annonce du gagnant du pool de football, elle doit s’appeler Janet. Nommer un employé pas leur morinom peut être préjudiciable à sa santé.
  5. Confidentialité – Nous savons que c’est la règle du jeu au sein des RH, il n’est donc pas nécessaire de vous le rappeler. Toutefois, nous allons quand même le faire ! Ne dénoncez pas vos collègues. À personne. Ce n’est pas à vous de raconter cette histoire.
  6. Ayez les conversations – Mettez les gens à l’aise avec l’idée que le système de deux genres n’est plus. Si vous discutez de Sam Smith autour de la fontaine d’eau et quelqu’un utilise accidentellement des pronoms masculins pour les désigner ? Iel est non binaire depuis plus d’un an – Corrigez vos collègues.

En fin de compte, c’est notre travail de garder nos employés en bonne santé et en sécurité. Écoutez les besoins de vos employés et portez attention à ce qu’ils ne disent pas.

Annexe*

Agenre Personne qui ne s’identifie pas à l’idée ou à l’expérience d’avoir un genre
Androgyne Quelqu’un qui a une présentation ou une identité de genre neutre, androgyne, ou qui a des caractéristiques à la fois masculines et féminines
Cisgenre Terme utilisé pour décrire les personnes qui s’identifient exclusivement à leur sexe ou genre attribué à la naissance
Morinom Comment certaines personnes transgenres réfèrent à leur prénom à la naissance
Genre fluide Une personne qui ne s’identifie pas à un seul sexe fixe et qui exprime une identité de genre fluide ou non fixe. L’expression de l’identité d’une personne est susceptible de se déplacer et de changer en fonction du contexte
Non conforme au genre Terme général désignant les personnes qui ne se comportent pas d’une manière conforme aux attentes traditionnelles de leur sexe, ou dont l’expression du sexe ne correspond pas exactement à une catégorie
Mégenrer L’acte de se référer à une personne utilisant un pronom de genre ou un langage sexué qui est incorrect, inexact ou qui ne tient pas compte de l’identité sexuelle réelle de la personne
Non-binaire Tout genre qui n’entre pas dans le système binaire homme/femme ou homme/femme
Transgenre Terme général désignant les personnes dont l’identité et/ou l’expression de genre est différente des attentes culturelles et sociales basées sur le sexe qui leur a été attribué à la naissance

 

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